
François-Joseph-Aimé de Lemud
Le Prisonnier
c. 1844. Huile sur toile. 147 x 114 cm
OTAGE…
Au mauvais endroit…
Au mauvais moment…
On a déjà tant répété…
Cette déplorable maxime…
Fatalité du sort…
Ironie du destin…
Quoi qu’il en soit…
Pourquoi en palabrer…
J’ai passé le stade…
De la hargne et de la rage…
Même la frustration s’estompe…
Alors que le temps s’éternise…
Mon sort en est-il jeté ?…
Je n e m’en soucie plus guère…
Je ne suis plus…
Au centre de mes préoccupations…
Moi, j’assume assez bien…
La fatalité de mon destin…
Je ne peux me reprocher…
Mes choix d’humain…
Mes motivations…
N’ont toujours été qu’humanitaires…
Je n’ai jamais participé aux conflits…
Espérant juste les atténuer…
Il faut bien tenter le sort…
Si l’on veut agir sur le terrain…
Si l’on veut aider concrètement…
Des peuples à se rebâtir…
Âme missionnaire certes…
Conscient des risques inhérents…
Je n’ai rien d’un mercenaire…
Même si peut-être frère d’agresseur…
J’ai toujours connu et assumé…
Les dangers encourus…
Mon seul regret…
Est de t’imposer tout cela….
Mon choix..
Je l’ai assumé…
Mon choix…
Je te l’ai imposé…
Quoi qu’il advienne…
Je suis en paix avec moi-même…
J’aurai vécu..
Ce que j’avais à vivre…
Par contre je m’en veux…
De te plonger dans l’angoisse…
Le stress du non savoir…
La latence de l’attente…
Je ne sais pas…
Ce qu’ils feront de moi…
Ni même si je te reverrai…
Pas même si je survivrai…
Mais toi…
Tu ne sais même pas…
Ce qui m’est arrivé…
Ni même si je suis encore en vie…
Tu ne sais même plus…
S’il devient indécent…
De parfois douter…
Et de perdre espoir…
On te dit de rester forte…
Alors que tu ne sais même plus…
S’il y a de l’espoir…
Auquel te rattacher…
Tes plaies pourraient…
Bien mieux cicariser…
Si tu pouvais les panser…
Et passer en mode guérison…
Mais ne pas savoir mine…
Ne pas savoir achève…
L’incertitude tue…
Le doute est une torture…
J’aimerais pouvoir te dire…
Que jusqu’à mon dernier souffle…
J’aurai pensé à toi…
C’est ce qui m’aura gardé en vie si longtemps…
À chaque jour je pleure…
Pas de ne pas avoir…
Ni à boire, ni à manger…
Parfois pendant plusieurs jours consécutifs…
À chaque jour je pleure…
De passer une autre journée…
À survivre sans revoir…
L’éclat de tes yeux…
À chaque jour je pleure…
De parfois douter…
Que tu saches que jusqu’à mon dernier souffle..
J’aurai tant pensé à toi…
À chaque jour je pleure…
D’avoir tant voulu sauver le monde…
Et aider tant de vies étrangères…
Alors que j’aurai gâché la tienne…
À chaue jour je pleure…
De ne pas t’avoir assez dit…
Que même au delà du trépas…
Toujours je t’aimerai…
À chaque jour je pleure..
De ne pas t’avoir assez dit…
Que sans toi dans ma vie…
Je n’aurais jamais été celui que je suis…
À chaque jour je pleure…
De ne pas être certain…
De pouvoir une autre fois…
Te serrer dans mes bras…
À chaque jour je pleure…
D’achever mon existence…
Alors qu’avec toi…
Je renaissais…
À chaque jour je pleure…
De ne pas avoir eu assez peur…
Car la peur ne me tenaille plus…
Je m’abandonne à mon sort…
Cela ne veut pa sdire…
Que j’abdique…
Car j’utiliserai le peu d’énergie qu’il me reste…
Pour encore subsister…
Encore subsister…
Dans l’espoir de revoir tes yeux…
De regôuter tes lèvres…
D’à nouveau te serrer dans mes bras…
Ce matin…
Encore j’ai pleuré…
Mais là à te penser…
Je souris…
Je souris…
À la grâce de Dieu…
Car tu auras été…
Le beau de mon existence…
Celle-ci aura valu…
N’importe quelle fin…
Juste d’avoir existé…
Et avec toi avoir cheminé…
À chaque jour je pleure…
Pas face au lendemain..
Que je n’aurai peut-être pas…
Plutôt d’hier si doux avec toi…
Je ne sais…
Si demain je serai…
Mais j’aurai été…
À être nous avec toi…
Je n’ai pas à savoir…
Ce que demain sera…
Déjà comblé de si beaux hiers…
Car le bonheur aura été présent…
Je souris à la vie…
Alors que je ne sais plus…
Ce qu’elle me réserve…
Mais je savoure ce qu’elle m’a offert…
Et de ce qu’elle m’a offert…
Tu en auras été l’apothéose…
Tu auras été ce pourquoi…
Mon coeur bat encore…
Je te jure…
Que jusqu’à mon dernier souffle…
Je lutterai pour survivre…
Je te le promet…
XXX
Kleaude

Bonjour Kleaude …Je suis sidérée !!!La vie réduite a sa plus simple expression !!!En état de survivance…les choses se remette en place…les valeurs …les priorités…J’ai lu plein de bios de persone qui ont vécu ce drame ..un entre autre qui m’a marquer…mais je ne me souviens plus du titre…"128 jours en enfer" je crois mais pas sur du tout ….Tu as si bien dessiner ce que vive ces gens…le retour au vrai choses …comme sur le lit de mort en fait…car ils ne sont pas sur si il y aura une suite a leurs vies….la mort en long épisode….la mort qui s’étire ….ils ne s’en font pas pour le boulot…la maison…les factures…mais pour ceux qu’ils aiment …qui s’inquietent pour eux…qui leurs manquent……la peur prend toute la place…….l’instinct de survie…..plus pour l’autre a qui on as pas tout dit encore que pour soi-même….Le simple geste de se prendre dans ses bras …ou de je t’aime pas assez dit….prend alors toutes la place…..et c’est ca qui permet de survivre !!!Tu dessine si merveilleusement tout ca !!!!!Ca fait réfléchir….pris dans nos batailles quotidienne…on en oublie trop souvent l’essentiel de la vie ….Bon…Je m’égare un peu…On ressent si bien le tourment de cet homme…on le visualise et le ressent !!!Là…je suis sans mots….un peu frustrée d’être incapable d’exprimer vraiment tout ce ca fait naitre….;-)Simplement Bravo !!!!J’adore !!!Je t’embrasse…Sorcière …;-) xxx
Bonjour à toi Kleaude .. J’arrive du blogue de Jacques et j’ai été voir ton livre ,j’allais lui souhaiter une bonne-Fin-de-semaine et j,ai décider de venir faire un saut chez toi , lire tes magnifiques poèmes , tu en n’as beaucoup wooh ! C’est vraiment magnifique tes écrits j’en reste muette , je ne pouvais passé sans te laisser un commentaire , je viens de lire se poème et l,autre en bas de celui ci et oufff que d’émotion en te lisant , je suis née Montréalaise , dans L’est de Montréal sur la rue taillon en 1960 , pas facile de grandir à Montréal , j’en sais quelque chose , surtoutpour une fille , on est toujours sur la défensive , pour se protéger , aujourd’hui je demeure en campagne dans les Cantons de l’Est , un magnifique coin pour écrire.Tu décris bien se qu’est la vrai vie la réalité , je te félicite , je reviendrai te lire en passant par nos amies communs Manouchka et Jacques ect … car mon blog est privé , j’ai tellement eu de mauvaise expérience dans ma vie , je dois me protégerJe suis en tout cas contente de pouvoir lire tes écris qui sont très enrichissant pour le coeur , en toute amitié je te souhaite à toi aussi un Bon-weekendJe t’embrasse xxx Gigi
Je ressens tellement de choses que tu as écrites là … que j’ai écrites autrement et jamais étalées… Triste mais gai, il y a tellement de strophes surtout dan la 2° partie, qui m’interpellent et me rappellent à mon bon souvenir … tu viens de me faire souvenir de moi… surtout les 5 dernières …m’autorises tu à faire un rétrolien sur ce bllet, j’attendrai ta réponse, mais je serais honorée et émue de faire connaître tes écrits à quelques ami(e)s.Bonne journée !Bises Fr@neTu es sûr de ne pas avoir lu dans mes pensées ??? C’est bouleversant mais si vrai !
bonjour kleaude .comme j’ai décider de fermer mon blog j’ai tout le temps pour vous visiter et lire vos écrits celui-ci est des plus touchants et je suis d,accord avec Diane que dans des situations comme celle-ci toutes les futilitées de la vie de nos vies deviennent tellement claires .les choses vraiment essensielles sont d’une telle simplicité pourquoi faut-il parfois le découvrir dans des circonstances aussi pénibles ? pourquoi parfois c’est quand la mort rode à notre porte que nous ouvrons les yeux et prenons conscience combien elle est belle la vie ? pourquoi aussi nous prenons conscience de tout l’amour que l’autre nous portait quand il n’est plus là ? ton écrit est magnifique .il me parle de tous ces êtres qui ont donnés le coeur dans une cause .il me parle de tous ces êtres qui sacrifient parfois leurs vies pour que la vie sois meilleure pour d’autres humains .merci pour ce magnifique texte Jeanne D’arc
Bonjour Kleaude ,Je lis ton texte qui est magnfique et si bien écrit et encore une fois les émotins nous remontent à fleur de peau …Je ne peux m’empêcher de pense à Ingrid Bétancourt qui a été séquestrée et qui a frôlé la mort …On connait tous son histoire par les journeaux …sûrement , toi aussi tu as suivi cette histoire ….Elle a survécu à tout cela …J’aime écouter ton personnage dans sa remise en question personelle …!Pas vraiment de regrets d’avoir cru à son engagement et d’avoir été jusqu’au bout ; il s’assume …Par contre il n’avait pas prévu ce dénouement … Va-t-il survivre ?Est-ce qu’une suite à cette histoire viendra répondre à nos questionnements ?Merci KleaudeBon week-endManouchka
Salut Kléaude…Je suis très touché par ton texte…bouleversante vérité…un textemalheureusement très pertinent…déchirants et merveilleuxcris du coeur d’un otage pour celle qui l’aime…comme situ l’avais vécu…vraiment fort comme texte…Je voulais te remercier pour ton commentaire sur "Ni Maître,Ni Dieu"…quand je l’ai relu…j’ai constaté qu’il était…d’actualitémême plus qu’à l’époque ou je l’ai écrit…Je te souhaîte un très beau week-end…il fait beau et chaud aujourd’hui…mais malheureusement je suis enrhumé…lol…à bientôt…Amicalement AnaKorète…
Quelle faculté à la fois d’empathie , d’amour de l’Autre , de son écoute , ce qui bat en un coeur blessé et prisonnier , qu’importe la prison , réelle ou intérieure , ce texte bien des hommes auraient pu l’écrire et ce , à toute époque , merci de ce beau moment de lecture et de sensibilité vraie , to soon , bizzz ami lointain !